La houle de Fée-cygne
Artisan d’art installée en Bretagne, Marie Bury s'est prise de passion, voilà maintenant presque 15 ans, pour les nouages celte et asiatique réalisés avec différents cordons. Elle a commencé par les nœuds chinois, puis les nœuds celtes et coréens (maedeup), avant de découvrir les nœuds japonais (mizuhiki (水引), qui signifie « conduire l’eau »).
Ces derniers sont réalisés avec une cordelette en papier portant le même nom, fabriquée à base de fils de papier en fibre de mûrier, torsadés, amidonnés puis teintés ou enveloppés de fils. Semi-rigide, résistante, elle permet de faire des créations à plat ou en volume. Son origine remonterait au VIIe siècle de notre ère alors qu’un émissaire japonais revint de Chine avec un présent pour l’Empereur, présent noué avec du fil de chanvre blanc et rouge. Le chanvre a été remplacé par le Mizuhiki et l’usage cérémoniel à la cour impériale s’est peu à peu popularisé pour venir décorer des enveloppes-cadeaux, des emballages avec entre autres les couleurs traditionnelles que sont le rouge, le blanc et l’or. Il existe désormais une multitude de couleurs. L’usage s’est aussi modernisé pour créer des bijoux, bijoux de cheveux, des objets décoratifs, etc.